Comment dessiner en 3D ou en perspective ?

Depuis que la perspective est maîtrisée, la 3D est partout. On l’utilise dans l’art depuis que les plus grands peintres se la sont appropriée, et aujourd’hui, les ordinateurs nous offrent de nombreuses possibilités pour dessiner plus facilement en trois dimensions, et rendre cette technique accessible dans de nombreuses utilisations, grâce à des logiciels dédiés et à une tablette graphique.

La 3D une histoire de perspective.

Qu’est-ce que la perspective ?

La perspective est une technique de dessin permettant de créer de la profondeur, et donnant à l’observateur l'impression d’une représentation en trois dimensions, alors que le croquis est réalisé sur une surface plane. Grâce à différentes techniques, le dessinateur peut ainsi représenter un objet, un corps humain, ou tout simplement un paysage, de façon très réaliste, juste en utilisant des droites horizontales et verticales, des segments parallèles, ou qui convergent vers des points de fuite, dans le but de tromper le spectateur, et donner cette impression de profondeur tant recherchée. S’entraîner à la perspective est donc un passage obligé pour les dessinateurs débutants, au moment d’apprendre le dessin et ses pratiques de base.

Les différents types de perspective.

Dessiner des lignes horizontales et verticales ne suffit pas à créer une perspective. Il en existe plusieurs, et selon le type de technique que vous utiliserez, chacune donnera un rendu tout à fait différent l'une de l'autre. C’est pour cela que le débutant doit absolument bien connaître les perspectives, afin de savoir dessiner et réaliser de superbes dessins 3D saisissants.
On distingue ainsi deux grands types de perspectives :

  • La perspective métrique. Celle-ci est bien connue des élèves s’ennuyant lors des cours, et dessinant des cubes et des rectangles en 3D, dans la marge de leur cahier. Ce type de dessin en perspective, se base sur l’agencement de segments, parallèles les uns aux autres, à partir de 3 axes (un représentant la largeur, un autre la hauteur, et un dernier la profondeur du cube). Les droites se rejoignent ensuite pour former des cubes, ou d’autres formes géométriques. Avec cette technique, il est ainsi possible de dessiner facilement des volumes, les angles respectant ceux de l’objet de base, et les droites gardant le parallélisme de ce dernier. Les perspectives dites cavalière, isométrique et axonométrique, font toutes partie de ce groupe, et sont notamment utilisées dans le milieu de l’architecture, afin de représenter fidèlement les angles et les proportions des bâtiments.

  • La perspective conique. Plus artistique, le groupe des perspectives coniques a pour but de reproduire ce que l’œil humain voit réellement. Les segments perdent leur parallélisme au profit d’une ligne d’horizon et de points de fuite. On distingue ainsi un premier-plan, puis des plans plus éloignés, et les objets et corps en volume peuvent ainsi être représentés de façon à bien voir la profondeur de champ. Pour ce faire, les droites, parallèles dans la réalité, ne le seront pas sur le dessin, et vont au contraire converger vers le point de fuite, unique dans la représentation frontale d’un objet, double dans sa représentation oblique, et triple dans une représentation aérienne. Ce ou ces points, sont placés sur une ligne d’horizon. En procédant ainsi, l’effet 3D est bien plus réaliste pour l’œil humain, et la perspective conique est utilisée aussi bien dans le réalisme que dans le trompe l'œil.

Dessiner en trois dimensions, une technique essentielle.

La 3D : indispensable pour des volumes réalistes.

Si la 3D est présente dans les œuvres d’art, depuis la Renaissance et la peinture en perspective, elle prend également de plus en plus de place dans la vie de tous les jours dans les métiers du graphisme, de l’architecture et de l’industrie, entre autres. Elle permet de dessiner une esquisse en respectant parfaitement les volumes, et de réaliser un dessin fidèle à la réalité, et facile à comprendre pour tout à chacun, même pour un néophyte en la matière. C’est ainsi que le dessin en trois dimensions est devenu une norme, celui-ci aidant à la compréhension, et rendant les idées et les créations plus concrètes.

Le dessin en 3D et les trompes-l’œil.

La perspective donnant l’effet 3D à un dessin peut être parfaitement utilisée et renforcée, jusqu’à en déformer complètement les traits, pour que, sous un certain angle, le dessin prenne vie et semble ressortir entièrement de la feuille, ou ait une impression de profondeur impressionnante. Un exemple simple peut être les grands logos de marques sur les terrains de rugby, qui, sur la majorité des plans de caméra de côté, paraissent tout à fait droits, mais qui sont en réalité totalement déformés une fois la caméra mise face aux poteaux ou au-dessus du terrain. Ces techniques de trompe l’œil peuvent ainsi donner de nombreuses applications, aussi bien pour faire paraître une pièce plus grande sur un plan, faire ressortir un dessin en fonction de l’angle de vue des spectateurs, ou pour permettre de dessiner des illusions fantaisistes et artistiques.

Entre création et relations humaines.

Les métiers d’architecte s’axent autour de deux grands vecteurs. D’une part, nous avons la création, l’essence même de cette profession. Les architectes et urbanistes doivent toujours penser à de nouvelles possibilités, en accord avec le lieu et ses contraintes. Cela demande certes une formation initiale forte, une bonne connaissance de l’histoire de l’architecture, et un approfondissement de sa culture architecturale, mais la créativité intrinsèque du designer dans le domaine architectural est essentielle pour proposer des maquettes novatrices pour les particuliers comme pour un projet urbain de plus grande ampleur. Le second axe est la gestion des relations humaines avec ses clients et ses collaborateurs. Architecte, c’est tout d’abord devoir interagir avec d’autres personnes. D’un côté, les commanditaires du projet doivent pouvoir comprendre la proposition que vous pouvez leur faire, et pour cela, il faudra savoir vulgariser, être pédagogue et éviter le conflit à tout prix, même si celui-ci va à l’encontre de vos idées. D’un autre côté, il faut savoir utiliser les bons termes pour pouvoir discuter avec les équipes s’occupant de la réalisation de ce que vous avez imaginé. Il faut donc réaliser un travail personnel important pour réussir à garder le plaisir de créer, et même si c’est une partie minime en terme de temps passé, cela reste l’élément le plus important, celui-ci étant à la base de tout le reste.

Et après… ? Le profil de l’architecte.

Être créatif.

Nous l’avons vu, la créativité est à la source des projets architecturaux. Faire de l’architecture, c’est tout d’abord créer des bâtiments, ou un agencement inédit pour une pièce, que les personnes n’étant pas formées à ce domaine ne pourraient imaginer par eux même. Même si les grandes écoles d’architecture préparent le terrain afin de comprendre l’histoire et le côté technique du métier, la créativité sera propre à chacun, et c’est ce qui fera la différence entre tel ou tel architecte. Il faut pouvoir surprendre, émerveiller et faire rêver le client, tout en réussissant à jouer avec les contraintes imposées par celui-ci, et par l’environnement dans lequel se trouve le projet.

Avoir une vision globale.

Pouvoir imaginer une nouvelle création architecturale nécessite de savoir penser celle-ci dans un tout. On retrouve cette notion dans tous les domaines, de l’architecture d’intérieure, au travail sur une maison individuelle par exemple, mais c’est d’autant plus vrai dans le métier d’architecte-urbaniste, celui-ci agissant parfois sur des quartiers entiers, et devant prendre en compte ce qui a déjà été créé autour, l’environnement dans lequel s’inscrit le projet, ainsi que la mention écologique prenant une place prépondérante dans notre société.

Savoir être force de proposition.

Le client peut parfois vouloir mener le projet lui-même, quand bien même il n'aurait pas la créativité, ni les compétences requises pour proposer des options réalistes ou réellement en accord avec le bâtiment existant. C’est ce type de personnes qu’il faut notamment pouvoir diriger naturellement vers des projets créatifs et dont la faisabilité ne laisse aucun doute. Il faut donc savoir expliquer, parfois avec fermeté, mais toujours en vulgarisant et en répondant aux inquiétudes, afin d’amener le client vers les propositions que vous lui ferez, et instaurer une confiance réciproque. Si cette partie du travail de l’architecte est vraie en cabinet d’architecture, c’est encore plus avéré lorsque l’on travaille seul. En effet, en indépendant, on ne peut pas compter sur le soutien de ses collaborateurs, qui peuvent apporter un second avis professionnel pouvant conforter le vôtre. Il faut alors savoir faire preuve de relations humaines afin de mener à bien votre entreprise.

Faire preuve de persévérance.

L'exercice de la profession d’architecte peut parfois amener son lot de désillusions. Entre projets ne se réalisant finalement pas, budgets se modifiant en cours de route, et interventions des clients parfois trop intrusifs dans les directives à donner, à cause du manque de confiance, il se peut que le programme d’origine change du tout au tout par rapport à ce que vous aviez imaginé à la base. Il faut donc savoir faire régulièrement des concessions, et s’adapter sur des ouvrages qui peuvent ne plus être très motivants à réaliser. N’oubliez pas que même si vous êtes là en tant que conseil et maître d’œuvre, c’est l’argent du client qui est en jeu, et il aura toujours le dernier mot. Il faut donc savoir finir son travail quoi qu'il arrive, avant de passer sur des nouveaux contrats plus motivants.

Maîtriser les compétences techniques et de communication.

Nous l’avons vu, cette activité professionnelle requiert de nombreuses compétences. Que cela soit des compétences informatiques, artistiques, ou de relations humaines, il est important de bien les maîtriser pour mener à bien ce que l’on a pu créer. Quel architecte seriez-vous si vous ne saviez pas faire une demande de permis de construire, ou si vous aviez un problème avec les mathématiques pour réaliser vos mesures et assurer la solidité des bâtiments ? C’est tout cela qui justifie les 5 années d’études minimum dans une école supérieure d’architecture, conduisant au diplôme d'architecte DPLG (diplômé par le gouvernement).

Un métier complet avec de nombreuses facettes.

Vous l’avez vu, l’architecture en France est très réglementée, et il est nécessaire de passer par l’une des nombreuses écoles nationales supérieures d’architecture afin de pouvoir exercer cette profession. C’est également un métier idéal pour les personnes n’appréciant pas la routine. L’aspect exhaustif de cette profession, avec de la création, de la gestion d’homme et de projet, de la pédagogie, un aspect commercial et de l’administratif, fait qu’aucune journée ne ressemble à une autre.