Pourquoi ne pas succomber aux tablettes graphiques pas chères.

Choisir une tablette graphique peut rapidement s’avérer être un vrai casse-tête devant toutes les références existant aujourd’hui. On peut donc rapidement être tenté de se tourner vers les modèles les moins chers, ces derniers fournissant la promesse de pouvoir dessiner facilement sur ordinateur, de la même manière que ceux de milieu ou haut de gamme. Cependant les promesses n’engagent que ceux qui les tiennent, et on peut rapidement se retrouver à travailler sur des ardoises numériques manquant de fluidité, de performances et d'ergonomie, loin des standards attendus des meilleures tablettes tactiles graphiques. Découvrez ci-dessous dans quelle tablette investir, et pourquoi il ne faut pas succomber aux sirènes des prix bas.

Quel prix investir dans une tablette graphique ?

Les tablettes graphiques sans écran : le choix de l’économie.

Parmi les modèles de tablettes existant sur le marché pour faire du dessin sur ordinateur, les dessinateurs, surtout débutants, envisagent souvent d’acheter une tablette sans écran. On peut aisément les comprendre, il en existe un nombre incalculable, et le prix des tablettes telles que celles-ci peut aller du simple au quintuple, voire plus. De plus, l’utilisation d’une tablette sans écran parait aisé au premier abord, ce périphérique prenant peu de place, et nécessitant uniquement un branchement avec un ordinateur portable pour fonctionner. Cependant, même si l’on peut être tenté de prendre la moins chère du marché, le choix étant impressionnant, il ne faut pas oublier que toutes les tablettes ne se valent pas. Si la plupart pourront en effet remplacer votre souris afin de contrôler le curseur sur votre écran d’ordinateur, la surface de travail d’une tablette tactile graphique à bas prix vous proposera sans doute des performances à la hauteur de l'argent que vous aurez investi. Avec des niveaux de pression faibles, des capteurs peu précis, une compatibilité quasi-inexistante avec les logiciels les plus connus, et des composants fragiles, les capacités que vous offrira cette tablette premier-prix ne seront pas à la hauteur des espérances pour dessiner convenablement. Il ne faut donc pas hésiter à faire un effort financier pour votre achat si vous ne voulez pas vous retrouver avec une tablette pour enfant ou dysfonctionnelle, d’autant plus que l’utilisation des tablettes sans écran nécessite déjà un apprentissage de la coordination main-oeil, entre la zone de dessin et l’écran d’ordinateur, afin de pouvoir la maîtriser.

Les tablettes avec écran : pour les professionnels.

Lorsque l’on souhaite se lancer dans le dessin numérique, on rêve dès le départ des tablettes les plus performantes, avec une surface active dont la sensibilité graphique est exceptionnelle. Une grande tablette avec écran intégré, haute-résolution, comme celles qu’utilisent les graphistes, peut alors laisser rêveur, mais leur prix excessif, hors du budget de la majorité des personnes souhaitant faire l’achat d’une tablette graphique, peut facilement nous faire partir vers des copies peu onéreuses, ou des solutions plus hybrides comme des tablettes multimédia. Pour ces dernières, que cela soit un Apple iPad Pro, une tablette Samsung Galaxy Tab ou une Microsoft Surface Pro, au-delà du prix assez important de ce type d’outils, ce ne sont pas des tablettes graphiques à proprement parler. Leur précision dans le trait, leur ergonomie peu adaptée et leur compatibilité logicielle peu développée risquent de vous décevoir sur le long terme. Concernant les tablettes avec écran premier-prix, tout l’intérêt d’investir dans ce type de périphériques est, à la base, d’avoir une qualité exceptionnelle. Cependant, un prix bas ne peut permettre de vous offrir les meilleurs composants, et si vous faites tout de même ce choix, il faudra dire adieu à l’écran IPS, Super AMOLED, ou l'écran LCD Full-HD, ainsi qu’à la luminosité adaptée, et à la taille de l’écran conséquente. Vous perdez donc tous les avantages d’une tablette avec écran, et le rapport qualité-prix risque d’être désastreux.

La tablette papier : un rapport qualité-prix intéressant.

Depuis quelque temps, il existe un type de tablette graphique hybride, qui permet de dessiner ses croquis comme sur un carnet de dessin, sans avoir à regarder un écran, grâce à une feuille de papier, placée directement sur la zone de travail. Elle permet aussi de se passer d’un numériseur, afin de retravailler son dessin sur son logiciel de prédilection. Les niveaux de sensibilité accrus, et la technologie permettant de détecter les mouvements et l’inclinaison de son stylo, transmettent en effet les traits effectués, en direct, sur son application de dessin numérique favorite. Une petite tablette comme celle-ci, à l’instar de la ISKN Repaper, permet ainsi de bénéficier des avantages de la tablette sans écran, pouvant se substituer à celle-ci grâce à l’utilisation d’un stylet classique, tout en ayant le confort de dessin d’une tablette graphique avec écran tactile, la sensation du papier en plus, le tout à un prix bien moins important que ces dernières. Elles bénéficient aujourd’hui du meilleur rapport qualité-prix pour les personnes cherchant une tablette polyvalente, et en font la meilleure tablette à ce jour pour le dessinateur débutant, peu à l’aise avec l’univers des tablettes graphiques, ou pour le professionnel cherchant une tablette rechargeable, n’ayant pas besoin de moniteur d’ordinateur grâce à l’espace de stockage intégré, pour travailler des idées en déplacement. De plus, le stylet peut être facilement remplacé par son crayon favori, grâce à la bague magnétique à placer autour de celui-ci, ce qui permet d’augmenter encore plus son confort de dessin, le tout à un prix équivalent aux tablettes sans écran de milieu de gamme.

Les tablettes d’entrée de gamme : une fausse bonne idée.

Des technologies à la traîne.

Nous l’avons vu, parmi les différents types de tablettes graphiques sur le marché, dès lors que l’on choisi de se tourner vers les périphériques d’entrée de gamme, nous pouvons nous retrouver avec des tablettes dont la zone active de la surface de dessin n’est pas à la hauteur des espérances en terme de niveau de pression, dont les stylets sont peu ergonomiques, et pire, dont la mémoire vive ne permet pas de travailler de manière fluide sur l’ordinateur. Si l’on ajoute à cela des technologies parfois dépassées, nécessitant l’achat d’adaptateurs et d'autres frais supplémentaires, comme la non-présence d’une connexion sans fil, des connectiques plus utilisées, ou encore le manque de mémoire interne, cela vous fera finalement des frais supplémentaires afin de pouvoir utiliser une table graphique bas de gamme, au même prix que les meilleures tablettes de milieu de gamme.

Une compatibilité logicielle qui laisse à désirer.

Lorsque l’on achète une palette graphique, si celles de milieu de gamme et haut de gamme sont quasi-automatiquement compatibles avec n’importe quel système d’exploitation, et avec tous les logiciels les plus célèbres, ça n’est pas forcément le cas des périphériques d’entrée de gamme. Il est donc important de vérifier si votre futur achat pourra fonctionner sous Windows et Mac OS, et pourquoi pas sous Android ou iOS. Suite à cela, le minimum reste que votre tablette graphique ait une compatibilité avec les principaux logiciels de création graphique, comme la suite Adobe, comprenant Adobe Photoshop, Illustrator ou encore Lightroom pour la retouche photo, mais également avec les logiciels libres tels que Gimp, Inkscape, Krita, … Le problème que vous risquez de rencontrer avec une tablette peu chère, est de passer de longues heures à trouver et à installer les drivers nécessaires au fonctionnement avec vos différents systèmes d’exploitation et logiciels graphiques. Ne négligez donc pas la compatibilité, et quelques euros de plus vous permettront d’éviter des désagréments si vous souhaitez vous lancer dans le maniement d’un nouveau software.

Un manque d’options qui se fait vite ressentir.

Le dernier point à regarder afin de faire le meilleur choix, lors de l’achat d’une tablette graphique, et le type d’options supplémentaires intégrées à celle-ci. Que cela soit par le nombre de raccourcis personnalisables et programmables, la connectivité, la présence d’un port USB, le Bluetooth, etc., le comparatif entre une tablette d’un tarif intermédiaire ou élevé, avec une autre à un prix très bas est rapidement fait : celles aux tarifs plancher n’ont généralement aucune option supplémentaire. La prise en main devient alors sommaire, et il devient compliqué de travailler efficacement avec sur le long terme.

Je n’ai pas un budget illimité, que puis-je faire ?

Le but ici n’est pas de vous dire qu’une tablette graphique nécessite de payer des milliers d’euros pour avoir un début de performance. Non, tout le monde ne peut pas investir dans une nouvelle tablette avec un écran intégré haute-définition à plusieurs centaines d’euros. Pour être certain de faire le bon choix, vous pouvez vous tourner vers un guide d’achat comme il en existe des centaines sur Internet, vous y trouverez sans doute une tablette abordable, dans votre budget, et permettant de réaliser vos dessins graphiques. Si vous êtes débutant dans l’univers des tablettes graphiques, se diriger vers les « tablettes papier » peut être une solution. Avec celle-ci, vous continuez à dessiner sur des feuilles standards, avec vos crayons préférés, tout en ayant la possibilité de sauvegarder vos œuvres sur ordinateur et de les retravailler avec un stylet, comme avec une tablette sans écran classique.